Comment échouer en entrepreneuriat ?

La démarche entrepreneuriale relève de l’art plus que de la science. Elle est complexe, globale et multidisciplinaire. Personne ne peut prétendre en détenir les clés ultimes de succès. Si quelqu’un prétend les détenir, méfiez-vous ! 

Cela dit, il existe certaines situations qu’il faut à tout prix éviter lorsqu’on se lance en affaires. Ces situations renvoient aux facteurs d’échec par excellence en démarrage d’entreprise. Alors, si vous tenez à échouer en entrepreneuriat, voici ce que vous devez absolument faire.  

Sous-capitalisez votre entreprise 

La sous-capitalisation est encore l’une des causes les plus fréquentes d’échec en démarrage d’entreprise. Certains entrepreneurs tardent à aller chercher les différents financements auxquels ils ont droit, ce qui fait en sorte que leur projet s’essouffle rapidement. Dans une telle situation, il y a deux cas de figures, soit (1) le projet manque de ressources et il ne peut tout simplement pas voir le jour, soit (2) les coûts dépassent les revenus et l’entreprise devient insolvable. Ce second cas conduit le plus souvent à une faillite. Cela dit, dans un cas comme dans l’autre, le projet entrepreneurial échoue. 

Pour éviter une telle situation, il vous faudra rapidement bâtir un montage financier. De façon simplifiée, un montage financier est le recensement des sources de financement pour votre projet d’affaires.  

Un petit exercice 

Dès maintenant, vous pouvez commencer à réfléchir à votre montage financier. Faites simplement un tableau en deux colonnes. Dans la première, indiquez toutes les ressources dont vous avez besoin pour démarrer votre entreprise. Dans la seconde, indiquez le coût de chacune de ces ressources. Quel est le coût total de votre projet ? 

Ensuite, explorez les différentes sources de financements disponibles en vue de financer votre projet. Pour vous aider à trouver les sources de financements qui s’offrent à vous, je vous recommande d’utiliser la plateforme Fundica. La prochaine étape sera de rencontrer les bailleurs de fonds recensés, afin de vérifier s’ils souhaitent éventuellement investir dans votre projet d’affaires.  

Ne développez pas vos connaissances sectorielles 

Vous seriez surpris par la quantité d’entrepreneurs qui se lancent en affaires dans une industrie qu’ils ne connaissent pas du tout. Par exemple, une personne démarrera un restaurant sans avoir de connaissances ou d’expérience pertinente dans le domaine de la restauration. Or, le manque de connaissances de son secteur d’affaires est une cause d’échec fréquemment observée chez les entrepreneurs en démarrage.  

Gagner de l’expérience dans un secteur d’affaires est une clé de succès en démarrage d’entreprise. Les connaissances sectorielles sont à la base de l’exercice du métier de l’entreprise. Elles permettent à l’entrepreneur de bien gérer le quotidien de son entreprise. Par exemple, le futur restaurateur apprendra notamment à gérer efficacement ses inventaires, ses coûts d’opération, la qualité de la préparation des repas et la gestion du service. Vous comprendrez donc qu’il ne suffit pas d’aimer aller au restaurant pour en démarrer un ! Le même principe s’applique à tous les secteurs d’affaires. Les connaissances sectorielles sont capitales. 

N’élaborez pas une vision d’affaires  

Une vision d’affaires se résume à ce que l’on souhaite que notre entreprise devienne dans le futur. Au sein de la population d’entrepreneurs ayant échoué leur démarrage d’entreprise, on retrouve une réalité commune à tous : une vision d’affaires floue et incohérente. 

Si la majorité des entrepreneurs ont effectivement une vision d’affaires, ceux qui échouent ont en commun le fait d’avoir une vision qui n’est pas suffisamment étoffée et qui est mal adaptée à leur marché. 

Donc, le fait d’avoir une vision d’affaires utile et efficace ne se limite pas à rêver d’un futur prometteur pour son entreprise. Une vision d’affaires appropriée doit faire l’objet d’un travail un peu plus en profondeur. Développer une vision d’affaires adéquate est donc une démarche de réflexion stratégique. 

Dès aujourd’hui, partagez votre vision d’affaires afin de la confronter à différentes réalités. À l’aide des rétroactions que vous recevrez, vous pourrez l’améliorer et explorer de nouvelles avenues. Ainsi, vous raffinerez votre vision d’affaires et vous serez mieux outillé pour réussir votre démarrage d’entreprise. 

Évitez de vous former en gestion 

Il n’est pas nécessaire de détenir un diplôme universitaire en administration des affaires pour lancer son entreprise. Cela dit, le manque de connaissances en gestion est un facteur d’échec fréquemment observé en démarrage d’entreprise.  

Voyez donc cette réalité comme une nécessité de formation continue. Tout comme ceux qui sont membres d’un ordre professionnel, il vous faudra vous former en continu. Bien que vous n’ayez pas à devenir un spécialiste des ressources humaines, des finances ou du marketing, vous devrez vous y intéresser et constamment vous former et vous informer dans le domaine. Vos connaissances en gestion seront vos outils de pilotage pour votre entreprise. C’est donc un domaine que vous devez prendre au sérieux. Vous devez vous garder au goût du jour en la matière. 

Ne vous entourez pas 

Voilà le meilleur conseil pour échouer :  faites cavalier seul ! Il s’agit d’une stratégie béton pour rater son démarrage d’entreprise. En tant que solopreneur, vous vous garantissez de saboter un maximum de choses.  

Démarrer une entreprise mobilise une foule de connaissances et de compétences dans des domaines variés. Or, vous ne pouvez pas maîtriser tous ces domaines. Vous aurez besoin d’aide, à un moment ou à un autre. 

Il n’est pas nécessaire d’avoir des associés ou des employés quand on se lance en affaires. Il est possible d’agir en solo dans la majorité des situations. Par contre, il faut savoir vous faire aider au moment opportun par un ou des collaborateurs occasionnels. 

Afin de vous entourer adéquatement, faites l’inventaire vos compétences. Parmi celles qui vous manquent pour mener à bien votre projet, lesquelles devraient être travaillées de façon prioritaire ? Également, évaluez le retour sur investissement de développer les compétences qui vous sont manquantes. Par exemple, un physiothérapeute qui choisirait d’apprendre à faire de la programmation dans l’unique but de mettre en place son site Web perdrait clairement son temps. Une compétence en programmation ne lui servirait pas dans le futur. Inutile pour lui de prendre le temps de la développer. À l’opposé, celui qui lance un site Web de commerce électronique gagnera à développer cette compétence rapidement, puisqu’elle est associée aux activités quotidiennes de son entreprise. 

Alors, êtes-vous prêt à échouer ? 

Maintenant que vous savez ce qu’il ne faut pas faire en démarrage d’entreprise, il vous appartient de travailler sur vos propres facteurs de succès. Je ne le dirai jamais assez, une liste de facteurs de succès ou d’échec ne remplace jamais une aide professionnelle. Chaque projet est unique. Chaque entrepreneur est unique. Chaque succès est unique. 

Qu’importe l’aide que vous choisirez de prendre, assurez-vous que le professionnel retenu est compétent et habilité à vous donner du coaching en démarrage d’entreprise. Avec une bonne méthode d’accompagnement, le professionnel devrait être en mesure de bien cerner les éléments-clés de succès de votre projet.  

De mon côté, je vous rappelle que je peux vous accompagner dans votre démarrage d’entreprise. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec moi en cliquant ici. Au plaisir de vous aider. 

 


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